La chaleur d’un datacenter servira à chauffer une piscine parisienne

Une entreprise propose de recycler la chaleur émise par les datacenters, ou centres de traitement de données, pour permettre de la valoriser et l’exploiter à nouveau là où il...
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Une entreprise propose de recycler la chaleur émise par les datacenters, ou centres de traitement de données, pour permettre de la valoriser et l’exploiter à nouveau là où il y a un besoin en énergie. À Paris, la piscine de la Butte aux Cailles a choisi de se chauffer par ce procédé.

Avec le développement du web, les datacenters se multiplient et la France occupe aujourd’hui la quatrième place mondiale de ce marché, avec une centaine de datacenters installés sur le territoire. Indispensables à l’économie numérique, il n’est pas question de remettre en cause ces centres, mais ceux-ci se révèlent extrêmement énergivores, puisqu’ils comptabilisent presque 3 % de la consommation énergétique mondiale : un datacenter a besoin d’autant d’électricité pour fonctionner que pour refroidir ses installations, grâce à la climatisation.

Mais plutôt que de refroidir ces centres, ce qui fait perdre la chaleur produite en plus de consommer énormément d’énergie, une startup française, Stimergy, propose de récupérer cette chaleur pour répondre à d’autres besoins en chauffage. Chauffer une piscine est possible via ce processus, et la startup vient justement de signer un partenariat avec la piscine parisienne de la Butte aux Cailles, qui verra un datacenter être installé dans son sous-sol.

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Ainsi, grâce à une chaudière spécifique, une partie de la chaleur dégagée par le centre de traitement de données sera utilisée pour chauffer un des bassins du centre aquatique. Une installation qui devrait permettre d’économiser l’équivalent de 45 tonnes de CO2 chaque année. D’autres ont également déjà franchi ce pas, avec notamment l’eau des sanitaires d’un gymnase de l’université lyonnaise Jean-Moulin qui est chauffée grâce à un datacenter, ou encore une vingtaine de logements sociaux à Grenoble.

Source : numerama


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