Pourquoi certains hommes s’insèrent-ils des perles en plastique dans la verge ?

On observe dans les cultures asiatiques une tradition qui consiste à s’ouvrir le pénis pour y mettre des objets à l’intérieur. Une pratique née en milieu carcéral qui s’est depuis...
Bart Everson

On observe dans les cultures asiatiques une tradition qui consiste à s’ouvrir le pénis pour y mettre des objets à l’intérieur. Une pratique née en milieu carcéral qui s’est depuis répandue autour du monde. Les motivations, elles, divergent, mais les médecins s’accordent sur une chose : c’est dangereux.

Étonnant, n’est-ce pas ? Véritable symbole de virilité pour certains, quand d’autres cherchent à démultiplier le plaisir de leurs partenaires sexuelles, notamment des prostituées, s’insérer des objets sous la peau du pénis est devenu monnaie courante en milieu carcéral. Dominos, boutons ou encore capuchons de dentifrice, des chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles-du-Sud avaient récemment découvert cette tendance en sondant les prisonniers au sujet de leurs comportements sexuels à risque. Mais il s’avère que la pratique est ancestrale.

En Asie notamment, des tribus y avaient recours pour lutter contre le syndrome du koro, ou la peur de voir son pénis se rétrécir et se rétracter dans son corps. Ces drôles d’implants firent ensuite leur apparition au Japon, au XVIIIe siècle. Chez les Yakuzas, il s’agissait alors d’un rite de passage, une preuve de virilité et d’appartenance à un clan. L’idée fit ensuite son chemin, avant d’infiltrer les Philippines, l’Australie, Cuba, les États-Unis, ou encore l’Europe de l’Est. Avant de se démocratiser, chez beaucoup d’hommes.

Luis Argerich

Luis Argerich

L’idée reste la même, la procédure l’est un peu moins. En prison notamment, la peau du sexe est incisée entre les veines à l’aide d’un rasoir. On insère alors les objets sous la peau de la verge et on referme, comme on peut. Rien de très propre donc, et les risques d’infection sont nombreux. Dans les cas les plus extrêmes, un abcès ou une nécrose peuvent également survenir. En cabinet c’est différent. La procédure est similaire à l’insertion d’un implant sous — cutané, bénéficiant de connaissances médicales et d’outils spécialisés. On troque alors « ce qui nous tombe sous la main » par de jolies petites perles faites à partir de téflon, de silicone, d’acier chirurgical ou de titane. Mais aussi louables soient les intentions, la pratique reste dangereuse. Le Dr Tobias Köhler, chirurgien spécialisé en andrologie au SIU Healthcare, dans l’Illinois, tire notamment la sonnette d’alarme.

Interrogé par le Dailymail, le médecin s’est dit « inquiet ». Pour certains hommes, la pratique n’est qu’esthétique, similaire à un piercing ou un tatouage, mais pour d’autres, la perle est insérée avec l’espoir de faire de l’homme un meilleur amant. Un fantasme dangereux. Selon notre médecin, « l’opération peut entraîner des douleurs chroniques, voire une dysfonction érectile ». Pensons à celui ou celle qui reçoit, puisque lors du coït, les implants péniens s’avèrent également encombrants et parfois douloureux pour le/la partenaire. Des saignements et des blessures du vagin peuvent alors survenir. Compliqué.

Source : Dailymail


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