Vue de l’espace, la Terre n’a que 82% de chances d’être habitable

Selon les calculs du département d’astronomie de l’Université de Washington, la planète Terre n’a que 82% de chances d’être habitable. Rassurez-vous, c’est une bonne nouvelle.
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Selon les calculs du département d’astronomie de l’Université de Washington, la planète Terre n’a que 82% de chances d’être habitable. Rassurez-vous, c’est une bonne nouvelle.

Imaginez : vous êtes habitant d’une planète dans une galaxie très très lointaine. Vous observez la Terre dans votre télescope afin de savoir si la vie peut s’y développer. En appliquant l’indice d’habitabilité des planètes, développé par le département d’astronomie de l’Université de Washington, vous remarquerez que notre belle planète bleue n’a que 82% de chances d’abriter la vie. Et cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique.

Rory Barnes, astronome à l’Université de Washington, explique : « Fondamentalement, là où nous perdons une partie de probabilité, ou de chances de vie, est que nous pourrions être trop près du Soleil. En fait, nous sommes juste assez proches du bord intérieur de la zone habitable. Si nous avions repéré la Terre avec nos techniques actuelles, nous pourrions conclure qu’elle pourrait être trop chaude pour la vie. »  Aussi étrange que ça puisse paraître, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie qu’il existe des planètes potentiellement plus propices à la vie que la nôtre. Mais ce résultat remet également en question les méthodes de recherches de planètes dissimulant de la vie.

Jusqu’à présent, les astronomes se concentraient sur la distance séparant la planète de son étoile. Ils s’en servaient pour estimer une « zone habitable » où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. L’indice d’habitabilité, développé en octobre dernier par Rory Barnes et son équipe, permet d’apporter de la nuance à cette vision binaire. « En gros, nous avons conçu un système qui intègre toutes les données issues des observations de chaque exo-planète et qui ensuite les classe selon leurs chances d’abriter la vie. » Parmi les observations utilisées, la pression atmosphérique, la forme de l’orbite, le caractère tellurique, la quantité de lumière qu’elle réfléchit de son étoile. Autant d’informations cruciales pour l’apparition de la vie. Ils n’ont donc rien utilisé d’autre pour estimer l’indice de notre planète. « Rappelez-vous, nous devons penser à la Terre comme si nous ne connaissions rien à son sujet. Nous ne savons pas qu’elle héberge des océans, des baleines… Imaginez que c’est juste cette chose qui fait baisser la lumière d’une étoile voisine quand elle passe devant ».

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Le télescope spatial Kepler a déjà détecté des milliers d’exo-planètes, impossible de les étudier une par une. L’indice d’habitabilité va permettre aux chercheurs d’effectuer un premier filtre et de se focaliser sur les mondes qui présentent le plus haut pourcentage. Pour Rory Barnes, « c’est un bon premier pas mais il ne fait encore aucune distinction à l’intérieur de la zone habitable », faute à une technologie pas encore assez développée pour le moment. Dès 2018, le télescope spatial James-Webb, développé par la NASA avec le concours de l’Agence spatiale européenne, sera lancé. Il permettra de mesurer la composition de l’atmosphère d’une planète hors de notre système solaire et donc d’améliorer grandement l’indice d’habitabilité et la recherche de la vie.

En attendant, ce 82% expliquerait pourquoi les extra-terrestres ne sont toujours pas venus nous voir.

Thomas Delozier

Source : Universe Today , GuruMéditation , University of Washington


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