Mais pourquoi ces araignées mâles ligotent-elles leurs partenaires lors de rapports sexuels ?

Attacher votre partenaire peut être une façon d’ajouter un peu d’excitation au lit. Mais pour les araignées mâles de l’espèce Pisaurina mira, la servitude pendant l’accouplement peut être une question de...
Alissa Anderson
Alissa Anderson

Attacher votre partenaire peut être une façon d’ajouter un peu d’excitation au lit. Mais pour les araignées mâles de l’espèce Pisaurina mira, la servitude pendant l’accouplement peut être une question de vie ou de mort. Une nouvelle étude montre qu’en restreignant leurs partenaires, les araignées mâles réduisent leurs chances d’être victime de cannibalisme.

Les araignées Pisaurina mira sont des chasseuses longilignes qui capturent et ligotent leurs proies. Bien que le corps des femelles soit un peu plus grand que celui les mâles, les pattes des mâles sont plus longues que celles des femelles, par rapport à la taille de leur corps. Des études antérieures ont décrit le comportement d’accouplement inhabituel de l’araignée mâle qui attache les jambes de la femelle avec de la soie avant et pendant la copulation. Les scientifiques se sont demandé si des jambes plus longues permettaient aux mâles de retenir leurs partenaires affamées, permettant ainsi aux mâles de pouvoir survivre au cannibalisme survenant pendant l’accouplement.

Chez certaines espèces d’insectes et d’araignées, le sexe peut être mortel pour les mâles, car leurs partenaires peuvent soudainement les identifier comme une collation post-coïtale à portée de main. En effet, pour une femelle qui vient d’être fécondée et qui a des œufs à nourrir, son compagnon passe du coup de partenaire sexuel à nourriture potentielle pour sa progéniture en développement. Chez une autre espèce d’araignée, quand une femelle mange le mâle après l’accouplement, elle a plus de bébés et cela augmente également le poids et les chances de survie des petites araignées. Le besoin urgent de la femelle pour la subsistance et le besoin des mâles de ne pas mourir peuvent conduire à des stratégies inhabituelles de survie sexuelle.

Alissa Anderson

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Chez une espèce d’araignée qui pratique le cannibalisme sexuel, le mâle va faire le mort pour éviter d’être mangé. Chez d’autres espèces, les mâles endorment les femelles, tandis que d’autres recherchent et s’accouplent avec des femelles qui sont déjà occupées à manger leurs partenaires sexuels antérieurs. Ou, comme la Pisaurina mira, les mâles vont lier les jambes des femelles afin d’avoir des relations sexuelles en toute sécurité. Bien que ces arachnides ne tissent pas de toiles pour attraper leurs proies, les femelles construisent des toiles maternelles pour protéger les bébés-araignées, tandis que les mâles et les femelles produisent des fils de soie qui peuvent être utilisés comme des lignes de vie pour les aider en cas de chute ou lorsqu’ils sont menacés. Et lors de l’accouplement, les mâles tissent des brins de soie autour des jambes des femelles pour empêcher ces dernières de les manger.

Pour étudier cela, les chercheurs ont fait s’accoupler des mâles et des femelles-araignées avec des mâles aptes à filer et d’autres qui en étaient incapables. Les mâles qui n’ont pas pu retenir les femelles étaient autant capables de s’accoupler que les mâles qui pouvaient lier leurs partenaires, cependant ils étaient beaucoup plus susceptibles d’être mangés par la suite. D’autre part, les araignées mâles avec les plus longues pattes réussissaient mieux que les autres à envelopper leurs partenaires, et survivaient le plus à l’accouplement. Retenir les femelles permet aussi aux mâles de multiplier les insertions, ce qui permet d’augmenter les chances de fécondation. Ainsi, les jambes plus longues pourraient aider les mâles à manipuler leur soie afin de lier plus efficacement les femelles, ce serait donc un critère probable de sélection sexuelle.

Source : livescience ;


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