Cancer : des « résultats extraordinaires » obtenus lors d’un essai clinique

Un premier essai clinique expérimental utilisant les lymphocytes T pour lutter contre certains types spécifiques de cancers du sang a donné des « résultats extraordinaires » sur des patients qui n’avaient a priori que...
Lymphocyte T entouré d'hématies / © Inserm, D. Dantchev
Lymphocyte T entouré d'hématies / © Inserm, D. Dantchev

Un premier essai clinique expérimental utilisant les lymphocytes T pour lutter contre certains types spécifiques de cancers du sang a donné des « résultats extraordinaires » sur des patients qui n’avaient a priori que quelques mois à vivre.

C’est au cours de la réunion annuelle de l’American Association for the Advancement for Science (AAAS) que des chercheurs ont présenté les résultats de premiers essais expérimentaux, utilisant la thérapie cellulaire pour lutter contre certains types de cancers du sang. Des résultats « extraordinaires », qui ont permis à 94 % des participants avec une leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) de voir leurs symptômes disparaître complètement. Chez les patients qui ont d’autres types de cancer du sang, le taux de réponse est supérieur à 80 %, et la moitié est en rémission complète.

« Ce sont des patients chez qui tout a échoué. La plupart d’entre eux n’avaient plus que deux à cinq mois à vivre » a déclaré le chercheur Stanley Riddel, du Fred Hutchinson Cancer Research Center, au cours de la réunion. Quant à Chiara Bonini, hématologue à l’université San Raffaelle de Milan, elle n’a tout simplement jamais vu des taux de rémission similaires dans des essais cliniques depuis 15 ans. « C’est vraiment une révolution », a-t-elle déclaré.

Pour parvenir à ces résultats avec le traitement des lymphocytes T (ou cellules T), qui rendent si optimistes les chercheurs, les médecins ont prélevé des cellules aux patients en les marquant avec des molécules « récepteurs » qui ciblent un cancer spécifique, et ont ensuite remis ces cellules « améliorées » dans le corps du patient. « Les cellules T sont un médicament vivant, et elles ont la particularité de rester dans notre corps toute notre vie », ajoute Chiara Bonini.

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S’il y a encore beaucoup de travail et que ces essais ne concernent pour le moment que certains types de cancers du sang, il y a des raisons d’être optimiste, pour Stanley Riddel. Mais il ajoute qu’il y a également « des raisons d’être pessimiste ». En effet, la thérapie cellulaire est une sorte de reprogrammation du système immunitaire, et de graves effets secondaires peuvent intervenir. Une diminution de la dose de lymphocytes T est actuellement à l’étude pour éviter ce genre d’effets.

Source : theguardian


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