Qu’est-ce que la « maladie de l’impatrié » ?

La « maladie de l’impatrié » est synonyme de choc de retour. Ce syndrome impacte une personne expatriée depuis des années à l’étranger qui revient finalement dans son pays d’origine sans...
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La « maladie de l’impatrié » est synonyme de choc de retour. Ce syndrome impacte une personne expatriée depuis des années à l’étranger qui revient finalement dans son pays d’origine sans pouvoir être heureux, une sorte de « rapatriement difficile ».

« Être un étranger dans son propre pays » est une expression qui revient souvent dans la bouche de certains anciens expatriés, par exemple Corinne Béquin, une mère de famille ayant passé sept années en Tunisie et quatre autres en Chine, avant de revenir à Verneuil-sur-Seine, dans les Yvelines. Cette dernière avait témoigné pour un article du journal Le Monde en décembre 2012 :

« J’ai l’impression d’avoir vieilli d’un coup. Je me sens dépressive et j’ai des crises d’angoisse. À Shanghai, c’était très facile de se faire des amis. Ici, je suis retombée dans l’anonymat. Je me sens comme une étrangère dans mon propre pays. Ce qui m’aide à tenir, c’est de me dire que je vais repartir un jour. »

Il semple que les « impatriés » doivent, après plusieurs années d’éloignement (on parle d’un « cap des cinq ans »), réapprendre à vivre dans leur propre pays d’origine, leur « mère patrie » pourrait-on dire. Si pour la plupart, cela ne pose aucun problème, pour d’autres, il s’agit de combattre ce que l’on appelle un « choc culturel inversé », une perte de repères complétée par le chômage et des difficultés à faire des rencontres et lier des amitiés, selon les témoignages.

« Tant que le chômage est à 10 %, je n’imagine pas un rush. Le chômage des jeunes, en particulier, est très élevé ici malheureusement » indiquait Hélène Conway-Mouret, à l’époque ministre des Français de l’étranger.

Les anciens expatriés atteints d’impatriation ne trouvent plus leur place dans leur pays d’origine et ne pensent qu’à une seule chose : repartir à l’étranger, comme c’est le cas de Romain Teyteau, représentant d’un grand négociant français en vin pendant trois années à New York, racontant en 2013 son histoire et son retour à Paris dans un article de French Morning, webzine francophone basé aux États-Unis.

Sources : Le Monde — PVTistes


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