L’énigme de l’inclinaison lunaire s’expliquerait par un intense bombardement

L’orbite anormale de notre satellite a été démystifiée par deux chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur à Nice. Selon eux, la Lune aurait autrefois subi un bombardement si puissant qu’il...
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L’orbite anormale de notre satellite a été démystifiée par deux chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur à Nice. Selon eux, la Lune aurait autrefois subi un bombardement si puissant qu’il a modifié l’angle du plan de son orbite par rapport à la Terre.

Pour certain (e) s, la Lune serait une construction artificielle (deux coquilles collées) qui permet d’abriter en son sein, à l’intérieur, des reptiliens qui nous observent. Pour d’autres, il s’agit tout simplement du satellite naturel de la Terre formé à partir d’un disque de débris à la hauteur de l’équateur terrestre, produit par la dernière collision géante subie par la Terre pendant sa formation. Mais selon la théorie standard, l’inclinaison orbitale la Lune par rapport à l’équateur devrait être presque nulle (1° tout au plus), ce qui n’est pas le cas. Deux chercheurs français pensent avoir trouvé la clé de l’énigme.

En effet, actuellement, la Lune tourne autour de la Terre sur une trajectoire inclinée d’environ 5 degrés par rapport à celle de notre planète autour du Soleil. Un grand mystère pour les scientifiques, aussi connu sous le nom de « problème de l’inclinaison lunaire ». Depuis 40 ans, les astronomes ont bien sûr cherché à résoudre cette énigme. La dernière tentative, séduisante, est l’œuvre d’Alessandro Morbidelli et Kaveh Pahlavan, de l’observatoire de la Côte d’Azur, à Nice.

Selon eux, la jeune Lune, lorsqu’elle était âgée d’à peine une dizaine de millions d’années, se serait en effet trouvée sous le feu de gros corps rocheux (planétésimaux) — des résidus du matériau qui a formé le système solaire il y a 4,6 milliards d’années. Un bombardement d’une incroyable puissance qui aurait ainsi modifié la trajectoire lunaire et induit le changement d’inclinaison encore observé aujourd’hui. Un modèle d’autant plus convaincant qu’il est certain que des planétésimaux devaient en effet exister non loin du système Terre-Lune à cette époque et que certains ont dû entrer en collision avec la Terre.

©Sciences et Avenir / Betty Lafon

©Sciences et Avenir / Betty Lafon

La preuve de ces impacts vient de la présence en quantités anormales de métaux comme le platine et l’or, qui présentent beaucoup d’affinités chimiques avec le fer, dans le manteau terrestre. Selon notre compréhension actuelle, ils devraient être beaucoup plus rares dans la croûte, car le fer est essentiellement concentré dans le noyau de notre planète. Or, si l’on prend en compte l’existence de ces planétoïdes et les collisions envisagées par l’équipe niçoise, l’énigme est résolue : quelques-uns de ces gros corps rocheux, qui devaient contenir de l’or, du platine et de l’iridium, ont ainsi dû cogner la Terre. Comme son noyau était déjà formé, ils ont alors enrichi la croûte terrestre.

Source : S & A


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