Le gigantopithèque, ce géant disparu pour avoir fait la fine bouche

Disparu il y a 100 000 ans, le Gigantopithèque, le plus grand primate ayant vécu sur Terre, aurait causé sa perte pour n’avoir pas su s’adapter à son environnement. Les...
2000px-Gigantopithecus_v_human_v1.svg

Disparu il y a 100 000 ans, le Gigantopithèque, le plus grand primate ayant vécu sur Terre, aurait causé sa perte pour n’avoir pas su s’adapter à son environnement.

Les chercheurs disposent de peu d’informations pour savoir si l’animal était bipède ou quadrupède, ou même imaginer ses proportions. Certains lui attribuent une taille de trois mètres, ce qui ferait de cet ancêtre éteint de l’orang-outan le plus grand anthropoïde ayant existé ; il aurait pesé alors entre 300 et 550 kg. Disparu il y a 100 000 ans, il n’aurait pas su adapter son régime alimentaire au changement climatique.

Les restes de Gigantopithèque dont on dispose se limitent à quatre mâchoires inférieures, et quelques milliers de dents retrouvées dans le sud de la Chine, dans le nord de l’Inde du Nord, au Pakistan et en Thaïlande. On suppose alors qu’ils se nourrissaient de bambous et de fruits de la forêt. Mais lorsque la période glaciaire transforma son habitat en savane, il ne put se résoudre à consommer ce que son nouvel environnement lui offrait. Son incapacité à s’adapter causera alors sa perte.

Natural History Museum, London/Science Photo Library

Natural History Museum, London/Science Photo Library

C’est en étudiant l’émail des dents du géant que l’équipe de chercheurs a mis en évidence que ce dernier vivait exclusivement dans la forêt. Or, au Pléistocène – de 2,58 millions d’années à 9.600 ans avant notre ère –, beaucoup de zones boisées se sont transformées en savanes herbeuses. Mais en raison de sa taille, le gigantopithèque avait sûrement besoin d’une grande quantité de nourriture. C’est en faisant la fine bouche, en se cantonnant à un seul type d’habitat, que cet ancien géant disparaîtra.

2FCB876D00000578-3384132-Scientists_from_the_Senckenberg_Centre_for_Human_Evolution_and_P-a-45_1451929286403

Pourtant des proches de ce grand singe, comme l’orang-outan, sont toujours là, alors qu’ils ne vivent, eux aussi, que dans les forêts. Mais ces derniers ont un métabolisme lent et sont capables de survivre avec peu de nourriture. Moins lourds que leurs ancêtres, ils peuvent également grimper aux arbres et se nourrir, quand ils ne sont pas à portée de fusil…

Source : Dailymail.co


Vous aimerez aussi