20 chiffres pour comprendre pourquoi il faut protéger les océans

Un site internet français a publié une vidéo expliquant simplement (et en chiffres) les raisons qui font que les océans sont importants et à quel point les protéger relève...

Un site internet français a publié une vidéo expliquant simplement (et en chiffres) les raisons qui font que les océans sont importants et à quel point les protéger relève du bon sens, mais aujourd’hui plus que jamais de l’urgence.

Le site internet SooCurious a publié sur sa chaine Dailymotion une série de vidéos intitulée Des chiffres et le monde. Cette série illustre en chiffres des sujets environnementaux tels que la protection des forêts, la ressource de l’eau, ou encore les effets du réchauffement climatique. Des sujets sociaux tels que la malbouffe, les conflits armés et les inégalités sont également traités, puis des faits scientifiques par exemple l’immensité de l’univers.

Des chiffres et le monde a également traduit en chiffres les éléments touchant aux océans, à la fois concernant ses caractéristiques physiques, les effets du réchauffement climatique, les interactions de l’Homme avec le milieu océanique (et avec la faune aquatique) et donne des chiffres relatifs à la pollution des océans et à la globalisation économique.

Voici les 20 chiffres permettant de comprendre l’urgence de protéger les océans :

1— Les océans couvrent 71 % de la surface de la Terre mais ils représentent 97,2 % de l’eau présente. L’eau douce incarne les 2,8 % restants, qui sont majoritairement sous forme gelée, c’est-à-dire le pergélisol et les neiges éternelles (2,1 %). Les cours d’eau, lacs, nappes, etc. représentent 0,7 % de l’eau douce et représentent la source principale d’eau douce disponible pour l’Homme.

2— L’endroit le plus bas des océans est à 11.000 mètres de profondeur. En effet, la fosse des Mariannes (dans le nord-ouest du Pacifique) est le point le plus profond avec exactement 11.034 mètres. Des piézophiles y vivent, ces organismes ne pouvant vivre qu’en pression hyperbare (à des pressions très élevées).

3— 10.200 mètres d’altitudes : point culminant du volcan Mauna Kea situé à Hawaï (États-Unis). En réalité, cette distance est mesurée à partir du plancher océanique, puisque la partie émergée du volcan est à 4207 m d’altitude, bien en dessous du mont Everest (8848m). Le Mauna Kea est endormi depuis près de 4500 ans.

4— 90 % de l’activité volcanique se déroule sous l’eau. Selon la NASA, 1,5 million de volcans sont présents sous la surface dont environ 75.000 d’entre eux culminent à 1000 m d’altitude à partir du plancher océanique. À titre de comparaison, « seulement » 1500 volcans en activité sont émergés.

5— La Grande barrière de corail a une superficie de 34.870.000 hectares soit 348.000 km². Le plus grand récif corallien du monde, situé au nord-est de la côte australienne, est composé de 2.500 récifs distincts de tailles et de formes diverses et plus de 900 îles tout aussi différentes. Avec ses 400 espèces de coraux, ses 1 500 espèces de poissons et ses 4 000 espèces de mollusques, la Grande barrière de corail figure au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981.

6— L’être humain n’a exploré que 5 % des océans seulement. Même si des robots aquatiques sont capables de scruter les fonds marins, ces derniers sont si immenses qu’il faudra des siècles pour y arriver, à moins d’une technologie plus poussée à l’avenir. Il faut savoir qu’à seulement 150 mètres de profondeur, 99 % de la lumière solaire est absorbée, tandis qu’au-delà de 1000 m, il n’y a plus aucune lumière alors qu’il règne un froid intense et une pression énorme.

7— La faune océanique représente 2,2 millions d’espèces sur un total de 8.7 millions d’espèces sur Terre (6,5 millions à la surface).

8— Plus de 9 espèces sur 10 restent à découvrir dans les océans. Puisque nous n’avons exploré que 5 % des profondeurs océaniques, il est logique que 91 % de la faune soit encore à découvrir.

9— En 55 années, 90 % des grands prédateurs océaniques ont été éradiqués par l’Homme comme les requins, le thon rouge, l’espadon et bien d’autres. La surpêche et le braconnage sont les principaux éléments de la disparition des gros poissons.

10— 100 millions de requins sont tués par l’Homme chaque année, alors que l’on parle beaucoup des attaques de requins faisant une poignée de morts humains (environ 5 personnes par an), comme celles du requin-bouledogue sur l’île de la Réunion.

11— Chaque année, les filets de pêche tuent environ 300.000 baleines, marsouins, dauphins… premières victimes de la surpêche.

12— 900 plateformes pétrolières éparpillées dans les océans. Ces installations puisant le pétrole offshore causent des pollutions astronomiques (déversement de pétrole lié à des accidents).

13— 700.000 tonnes de pétrole ont été rejetées dans le golfe du Mexique en 2010 (soir 59.000 barils), par la plateforme Deepwater Horizon en activité depuis 2001, et ce après une explosion suivie par un important incendie. Ce désastre écologique causé par la firme britannique BP est sans précédent aux États-Unis.

14— 50.000 bateaux de commerce circulent sur les océans en permanence tandis que près d’un million de marins y travaillent. Résultat de notre système globalisé, le container est le premier « contenant » du monde. L’activité de ces navires cause une importe pollution océanique.

15— Le commerce maritime représente 90 % du commerce mondial pour un poids de 9,1 milliards de tonnes chaque année (l’équivalent de 1000 tours Eiffel), soit l’équivalent de 288.559 kilos transportés chaque seconde.

16— L’Homme jette 3 fois plus de déchets qu’il ne pêche de poissons. La pollution des océans est néfaste pour la faune marine et donc le poisson que nous consommons. La vitesse à laquelle l’Homme pollue et pêche (beaucoup trop) est un élément très alarmant.

17— Un million de débris au km² sont piégés dans l’océan Pacifique. Plus précisément, les déchets plastiques sont pris dans les gyres océaniques. Il en existe six  : dans l’atlantique nord et sud, dans le pacifique nord (deux qui se joignent presque) et sud, ainsi qu’une dans l’océan Indien, soit tout autant d’îles (ou vortex) de déchets. La concentration en plastique se mesure en morceaux de plastiques par km² (avec des particules mesurant à peine 300 micromètres). Dans les gyres, la concentration peut aller jusqu’à 750 000 morceaux par km² et entre 10 et 30 m de profondeur.

18— Près de 269.000 tonnes de déchets plastiques flottent sur les océans, avec un chiffre alarmant de 5 milliards de particules de toute taille. Lorsque l’on sait que ce chiffre pourrait être sous-estimé, il y a de quoi rester perplexe. D’ailleurs, dans la gyre pacifique nord, un « 8e continent » s’est formé, d’une taille correspondant 6 fois celle de la France.

19— Une hausse du niveau des océans de 19 centimètres depuis la fin du siècle dernier. D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le niveau des océans pourrait s’élever d’un mètre d’ici à 2100.

20— Les océans produisent 50 % de l’oxygène que nous respirons, ils sont les véritables poumons de notre planète. Le phytoplancton, c’est-à-dire l’ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau, est à l’origine de la production de cet oxygène.

Voici la vidéo intitulée « Des océans si grands et pourtant si fragiles » :

Sources : Soo Curious – Le Monde – Centre d’information sur l’eau – UNESCO – Sciences et Avenir – France Info – IHEDN – Planetoscope – ARTE – Terre Eco


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