Aequorea : Le projet de cité marine imprimée en 3D à partir de résidus plastiques

Un architecte propose un mode d’habitat sur l’eau fabriqué à partir du plastique actuellement prisonnier en mer, un projet baptisé Aequorea prévu pour être mené dans la baie de...
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Un architecte propose un mode d’habitat sur l’eau fabriqué à partir du plastique actuellement prisonnier en mer, un projet baptisé Aequorea prévu pour être mené dans la baie de Rio de Janeiro au Brésil.

La problématique concernant les déchets plastiques présents dans les océans donne naissance à divers projets de nettoyage, de relogement des réfugiés climatiques et bien d’autres. Ici, il s’agit d’un projet d’écocité futuriste porté par l’architecte français Vincent Callebaut destiné également aux réfugiés climatiques.

Le projet Aequorea consiste en la construction d’une écocité bâtie sur des sols artificiels, à l’aide de l’Algoplast, un matériau composite mélangeant algues et déchets plastiques des océans. Cet Algoplast servira de matière première conditionnée en bobines qui seront utilisées par des imprimantes architecturales 3D.

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Les constructions devraient être capables de combattre l’acidification des océans et devraient être autosuffisantes en terme d’énergie. Quatre ports de plaisance seront à la disposition des habitants, abrités sous une mangrove enracinée dans un dôme mesurant 500 mètres de diamètre.

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Cette ville subaquatique serait également capable de « calcification naturelle », c’est-à-dire qu’une fois construits, les bâtiments se solidifieront seuls, à la manière d’un coquillage capable de fixer le carbonate de calcium présent dans l’eau de mer afin de consolider son squelette externe.

À l’intérieur, le confort devrait être optimal et pensé pour la population : espaces de vie, de coworking, hôtels éducatifs, laboratoires scientifiques, usines de recyclage ou encore fermes aquaponiques. Les vitres prévues pour l’Aequorea seront fabriquées en aragonite, un minéral contenant beaucoup de carbone, ce qui permettra la fixation annuelle de 2500 tonnes de CO2 pour chaque kilomètre carré.

La lumière devrait être produite par le biais de la bioluminescence obtenue par des organismes symbiotiques capables d’émissions de lumière par oxydation.Côté alimentation, celle-ci devrait provenir du plancton, des algues, ou encore des mollusques cultivés.

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Sources : HuffingtonPostParis Match

Crédit photos : Vincent Callebaut Architectures


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