Un projet de drone-abeille pour purifier l’air des villes

La pollution de l’espace urbain dans les grandes villes est un sujet récurent et les méthodes de purification, bien qu’existantes, sont très onéreuses. Une étudiante originaire de Nice a...
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La pollution de l’espace urbain dans les grandes villes est un sujet récurent et les méthodes de purification, bien qu’existantes, sont très onéreuses. Une étudiante originaire de Nice a eu une idée plutôt surprenante : un drone-abeille qui serait capable de purifier l’air ambiant.

« J’ai vécu pendant 5 ans à Mexico City, une des villes les plus polluées au monde. Certains jours, on ne pouvait même pas sortir des salles de classe tellement l’air était irrespirable. Quand j’ai eu connaissance du concours d’Air Liquide, je me suis dit que c’était l’occasion d’améliorer une situation que j’avais moi-même vécue et d’aider les gens à mieux vivre » expliquait au journal Nice Matin du 19 juin 2015, Lucile Gamen, étudiante franco-argentine de la Sustainable design school de Nice.

Ces drones-abeilles mesurent 10 cm, et sont assez grands pour embarquer un filtre à (grosses) particules, un filtre à charbon actif et un filtre à particules fines. Lorsque leurs capteurs indiquent une pollution de l’air trop importante, les drones se mettent en marche et s’envolent dans l’espace urbain, puis, lorsque le travail est terminé, retournent à leur base, une sorte de ruche, pour y être rechargées en énergie et nettoyées.

Lucile Gamen et son projet B-Pure ont remporté le prix « Out of box » du concours organisé par le FabLab du groupe français Air Liquide, s’intitulant Respirer dans la ville.

Voici le schéma du drone-abeille B-Pure imaginé par l’étudiante niçoise :

B-Pure - Lucile Gamen

B-Pure – Lucile Gamen

« Les abeilles sont à la base de tout. C’est grâce à la pollinisation des fleurs que la Terre nous offre de quoi nous nourrir », explique l’étudiante à propos de son choix de faire ressembler ces drones à des abeilles.

Des étudiants de l’université d’Harvard ont réussi, en 2013, à mettre au point le RoboBee, un drone-abeille de la taille d’une pièce de monnaie pouvant remplacer les vraies abeilles quant à la pollinisation des végétaux. Lucile Gamen espère qu’une telle technologie combinée à son projet d’abeilles purificatrices d’air puisse donner vie à ce qui pour l’instant, n’est qu’une idée lauréate d’un concours industriel.

Sources : Nice MatinÜbergizmoIndustrie & TechnologiesMr Mondialisation


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