Le Royaume-Uni va tester une route à induction pour recharger les voitures électriques

Déjà utilisé en Corée du Sud ou aux Etats Unis sur de petites portions, le concept de route à induction pour la recharge des voitures électriques présente de sérieux...
maxresdefault

Déjà utilisé en Corée du Sud ou aux Etats Unis sur de petites portions, le concept de route à induction pour la recharge des voitures électriques présente de sérieux atouts. Ainsi, le gouvernement britannique prévoit de tester en conditions réelles la recharge par la route sur les axes autoroutiers principaux.

Dès l’année 2016, le Royaume-Uni prévoit de mettre en place un système de recharge à induction sur une première de ses routes, permettant ainsi aux véhicules électriques de se recharger tout en roulant, plutôt que de s’arrêter régulièrement aux bornes de recharge. Car la longueur des temps de recharge, l’autonomie des batteries et la difficulté de trouver des bornes représentent les principaux freins à l’utilisation des voitures électriques.

Ainsi, le concept de route à induction représente une solution à ces problèmes. Le gouvernement britannique a alors annoncé la réalisation d’une route permettant de recharger une voiture qui fonctionne selon ce principe : une bobine électrique génère un champ magnétique qui induit un courant dans une seconde bobine, à condition que les deux soient alignées. Chaque fois que la voiture passera au-dessus d’une bobine émettrice, elle captera un flash énergétique lui permettant de se mettre en charge. Les câbles placés sous la route peuvent ainsi fournir un courant alternatif de 60 kHz et 180 kW.

Pour que le système fonctionne, les voitures doivent pouvoir capter l’énergie de ces champs magnétiques. Ainsi, le gouvernement britannique travaille en parallèle avec des constructeurs pour rendre ces dernières compatibles à la recharge sans fil. La liste de marques impliquées n’est pas encore précisée, mais cela devrait être fait dans l’année.

Une étude de faisabilité a été réalisée, et de premiers tests grandeur nature débuteront en 2016 sur un circuit expérimental, une phase de test qui durera un an et demi. Si les résultats sont positifs, elle sera suivie par une seconde phase de test, cette fois-ci sur le réseau autoroutier public. Le challenge est immense pour le Royaume-Uni et les coûts sont importants puisque le gouvernement prévoit d’investir 705 millions d’euros sur cinq ans pour ce projet, qui devrait créer un grand nombre d’emplois. Si ce projet venait à échouer, les responsables des autoroutes anglaises souhaitent tout de même installer des bornes classiques pour voitures électriques tous les 30 km environ.

Source : gov.uk-U


Vous aimerez aussi