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15 méthodes de tortures d’un autre temps – 1/3

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Cet article en trois parties fait un tour d’horizon des méthodes de torture les plus barbares pratiquées au cours des derniers millénaires, et ce principalement sur notre continent.

« Il faut entendre les cris de ces malheureux! Il faut lire ce qui fut écrit des cachots, les femmes à leurs maris, les pères et mères à leurs enfants, les protestations de leur innocence, les adieux pour toujours », extrait de l’église du malheur de l’historien Karlheinz Deschner, Munich 1979, p. 28, version allemande.

Depuis l’Antiquité, l’homme pratique la torture comme châtiment et moyen de faire avouer quelque chose par la terreur et la domination. De la Rome antique à l’Ancien régime en passant par l’Inquisition et le Moyen-Age, les régimes et les autorités religieuses en Europe ont pratiqué la torture en imaginant divers moyens très recherchés dans leur conception et leur application. Seront également présentes quelques méthodes qui furent utilisées hors de notre continent.

« Parce que la religion est divine, doit-elle régner par la haine, les tortures, les meurtres? » Voltaire, Traité sur la Tolérance, 1763.

La torture a été également perpétuée au cours des différentes guerres et différents conflits, existant toujours actuellement dans le monde malgré les conventions de Genève. Nous nous intéresserons ici à des méthodes de torture plus anciennes, dont l’ingéniosité n’a d’égal que la cruauté de leurs créateurs…

—– La poire du Pape

La poire du Pape, également appelée poire d’angoisse, était un moyen de torture utilisé à partir du Moyen-Âge par l’inquisition espagnole. Cette poire était une sorte de boule au bout d’une vis. Parfois dotée de piques, la poire était équipée de ressorts permettant une ouverture en tournant la vis, provoquant un élargissement. L’utilisation se faisait par voie orale afin de punir les menteurs et les blasphémateurs, pouvant faire éclater leur crâne.

La poire du pape servait également par voie anale, châtiment réservé aux homosexuels et aux femmes que l’on soupçonnait d’avoir eu des relations sexuelles avec le diable. La poire ne pouvait être refermée qu’à l’aide d’une clé prévue à cet effet.

—– La chaise de fer

Toujours sous l’Inquisition espagnole, la chaise de fer était particulièrement sanglante du Moyen-Age au XVIIIe siècle. Également appelée « chaise de Judas », elle comportait entre 500 et 1500 pointes. La victime était placée puis attachée avec des sangles pour la maintenir fermement sur la chaise, dont le fond était parfois chauffé à blanc.

La chaise de fer était souvent utilisée comme moyen de passage aux aveux. En effet, on forçait des personnes soupçonnées de parjure à regarder d’autres condamnés s’asseoir sur la chaise afin de leur inspirer une peur intense.

—– L’écraseur de tête

L’Europe du Moyen-Age usait et abusait de ce moyen de torture terrifiant. Cette technique consistait à placer la tête de la victime dans un genre d’étau constitué de planches. Une calotte métallique épousant la forme de la tête équipait cet écraseur fonctionnant par le biais d’un simple système à vis ; une compression lente qui voyait en premier lieu l’éclatement de la dentition. Ensuite, les yeux du condamné sortaient de leurs orbites tandis que certains écraseurs disposaient de récipients pour les récupérer.

Enfin, le cerveau sortait par les fractures de la boite crânienne. Le bourreau s’amusait parfois à frapper sur la calotte métallique, faisant en sorte que la douleur se diffusait dans tout le corps du supplicié.

—– La fourche de l’hérétique

La fourche de l’hérétique, utilisée notamment par l’inquisition espagnole (encore !), était dotée de quatre pointes de fer perforant le supplicié sous le menton et dans le sternum, de façon à ce qu’il soit immobilisé, pouvant à peine parler. Accrochée a son cou, la fourche permettait de suspendre la victime qui, en cas de sommeil, pouvait mourir.

—– L’arroseur de plomb

Cet objet ressemblant à une grosse boule à thé au bout d’un manche est en réalité une méthode de torture terrible. Après l’avoir remplie de plomb fondu, d’huile, de goudron ou d’eau bouillante, les victimes mourraient rapidement après d’horribles souffrances. Les bourreaux s’attaquaient à l’estomac et auraient eu pour habitude de mettre de l’argent fondu sur les yeux de leurs victimes.

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Sources : Le Tribunal du NetFirerankTheologe.de — BNF (références littéraires)